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Formation des séminaristes 2025-2026

Nos six séminaristes sont rentrés au séminaire de Notre-Dame de l’Espérance à Orléans le 28 août 2025. Ils sont deux à commencer leurs études cette année.

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A financer : 35 millions xpf

Denier de Dieu - Tenari a te Atua

Chaque année au mois de septembre, cette quête est organisée dans toutes les paroisses pour financer l'entretien et le développement de la mission catholique de Papeete (Polynésie hors Marquises).

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SANTÉ MENTALE-ALERTE! 03/06/2026

Il y a quelques jours, se tenait au Vatican un colloque sur la santé mentale, les technologies numériques et l’éducation. Ce fut pour le cardinal Pietro PAROLIN, secrétaire d’État du Saint Siège, l’occasion d’aborder la question de la santé mentale chez les plus jeunes. Comme le rapporte un article de Vatican News du 29 Mai dernier, “ lors de son intervention, le cardinal Parolin a insisté sur l’importance d’apporter une attention particulière à la question de la santé mentale. Les jeunes sont les premiers touchés par ces problématiques. En témoigne l'augmentation des niveaux d'anxiété, de dépression et de souffrance psychologique postpandémique.” Poursuivant son intervention, le cardinal rappelait l’enseignement de l’Église en ces termes : « l’Église a toujours enseigné que la personne humaine est une entité indissociable composée de corps, d’esprit et d’âme », et insistait sur «la nécessité de reconnaître et de cultiver cette unité : d’offrir aux jeunes non seulement des compétences et des connaissances, mais aussi les outils pour se comprendre eux-mêmes, pour gérer leurs émotions, pour construire des relations significatives, pour trouver un sens à leur existence ».

Évoquant ensuite le rôle essentiel de la famille et de l’école dans l’éducation des jeunes, le cardinal Parolin précisait que l'école « doit aspirer à être un lieu de protection, de reconnaissance et d'attention où chaque élève se sente vu, écouté et accompagné ». Au sujet du « rôle fondamental des familles et des communautés locales», le cardinal Parolin affirmait que si la famille est « soutenue et accompagnée, elle représente le facteur de protection le plus puissant pour la santé mentale des enfants et des adolescents ». Mais si « elle est laissée seule face aux pressions économiques, sociales et culturelles, sa capacité de protection s'affaiblit et le risque de mal-être augmente ».

Déjà en Septembre 2019, alors qu’il lançait le “Pacte Éducatif Global”, le Pape François alertait déjà sur un des problèmes éducatifs les plus urgents, parlant d’une « désagrégation psychologique », due en particulier à l’omniprésence des nouvelles technologies qui font que l’attention, en particulier celle des enfants et des adolescents, est aujourd’hui constamment attirée par des stimulations rapides et multiples qui rendent difficile d’apprendre à habiter le silence. Dans son message vidéo d’Octobre 2020 concernant ce Pacte Éducatif Global, le Pape François précisait : “Aujourd’hui, est nécessaire une nouvelle époque d’engagement éducatif qui implique toutes les composantes de la société. Il s’agit d’un parcours intégral dans lequel on va à la rencontre de ces situations de solitude et de méfiance vis-à-vis de l’avenir qui génèrent parmi les jeunes dépression, dépendances, agressivités, haine verbale, phénomènes de harcèlement!

Et comme pour faire écho à cette problématique, l’Agence France Presse publiait le 12 Janvier 2026 un article sous le titre : “Les réseaux sociaux mettent la santé mentale des jeunes en danger, en particulière celle des filles”. Cet article rendait compte d’un travail effectué par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sur les effets néfastes des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents. L’Anse relevait d’abord que les contenus de ces réseaux sociaux véhiculent des « idéaux normatifs, des normes de comportement » inatteignables, via des images retouchées qui peuvent engendrer une dévalorisation de soi et favoriser les symptômes dépressifs et les troubles alimentaires. Parmi les effets négatifs étaient relevés l’incitation au suicide, la cyberviolence, les stéréotypes sexistes, et ces vulnérabilités propres aux adolescents : tendance à prendre des risques, comparaison sociale, importance du jugement des pairs, facteurs d’autant plus dangereux que les ados n’ont pas les « capacités de régulation émotionnelle et comportementale » des adultes. Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’expertise, faisait également observer que les filles, plus utilisatrices que les garçons, subissent davantage de pression sociale et de cyberharcèlement !

Comme mot de la fin, nous pourrions accueillir cette réflexion de Hannah Arendt, qui a su de manière efficace et synthétique préciser ce qui est en jeu dans tout geste éducatif :” C’est par l’éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d’entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n’avions pas prévu, mais les préparer d’avance à la tâche de renouveler un monde commun » (La Crise de l’éducation, Paris, Gallimard, 1972 [original 1961])

+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

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