Formation des séminaristes 2025-2026
Nos six séminaristes sont rentrés au séminaire de Notre-Dame de l’Espérance à Orléans le 28 août 2025. Ils sont deux à commencer leurs études cette année.
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Nos six séminaristes sont rentrés au séminaire de Notre-Dame de l’Espérance à Orléans le 28 août 2025. Ils sont deux à commencer leurs études cette année.
En Lire PlusChaque année au mois de septembre, cette quête est organisée dans toutes les paroisses pour financer l'entretien et le développement de la mission catholique de Papeete (Polynésie hors Marquises).
En Lire PlusLa liturgie de cette semaine sainte qui s’ouvre avec le Dimanche des Rameaux nous donne chaque année l’occasion de réécouter et de nous réapproprier le texte de la Passion du Christ, qui sera lu le Dimanche des Rameaux et le Vendredi Saint. Ainsi nous sera donné de pouvoir entrer plus avant dans ce mystère de la mort et résurrection du Christ, mystère d’amour déployé tout au long de cette semaine sainte.
Au terme de trois années de ministère public, Jésus va être trahi, livré aux Romains et mis à mort pour ressusciter le 3° jour. Comprendre ce qui s’est passé peut nous aider à mieux saisir l’historicité de cet événement central pour notre foi. Jésus va être trahi. Par qui ? Qui en veut à Jésus ? Non pas le peuple ni les Pharisiens, mais «les grands prêtres et les scribes» qui cherchent comment mettre la main sur Jésus. Celui-ci devient gênant ! Gênant par ses miracles, et surtout depuis qu’il a rappelé son ami Lazare à la vie ; gênant par ce geste prophétique qu’il accomplit en chassant les marchands du Temple ; gênant par son entrée triomphale à Jérusalem au jour des Rameaux, accusé ainsi de troubler l’ordre public, ce qui pourrait irriter le pouvoir romain en place à Jérusalem ; gênant parce qu’il prétend avoir Dieu pour Père… Pourtant, ce ne sont ni les grands prêtres, ni les scribes, ni les Pharisiens, ni le peuple, mais bien Judas, l’un des douze qui va trahir Jésus. Plus encore, il va de lui-même trouver les chefs du Temple pour leur proposer de leur livrer Jésus. Cette trahison est tellement monstrueuse aux yeux de l’évangéliste qu’elle ne peut venir que de Satan : «Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui». Judas a fait son choix, contre Jésus, et se sert de sa familiarité avec Jésus pour le livrer. C’est la trahison avec en plus la perversion de l’amour puisqu’il va se servir du signe de l’amour, le baiser, pour désigner son maître à la haine de ses ennemis ! Pierre, comme Judas, abandonnera aussi Jésus. Mais alors que le lien est rompu avec Judas, Pierre et Jésus restent en contact. Jésus ne prononce pas le nom de Judas - «L’un de vous va me livrer» - mais il interpelle Pierre par son nom et par deux fois : «Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment …» Jésus annonce ainsi que Satan va séparer et disperser les disciples comme le froment. Pas seulement Pierre mais tous ! Tous tomberont, tous l’abandonneront sauf le disciple bien aimé qui sera au pied de la croix avec Marie.
Jésus va être arrêté. Par qui ? L’arrestation de Jésus est une affaire purement Juive. Les évangiles sont clairs : ils parlent des «grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens». «Les grands prêtre » désigne le grand prêtre en fonction ainsi que les anciens grands prêtres. Il faut y ajouter les membres de leurs familles qui recevaient les charges importantes et les hautes fonctions dans l’administration du Temple. Ils forment le « Sanhédrin », le conseil de la nation Juive. Le Grand Prêtre Caïphe, de sa propre initiative, pouvait ordonner des opérations de police, confiées au commandant du Temple, premier dignitaire après le grand prêtre. C’est par une opération de ce genre que Jésus sera arrêté à Gethsémani. Mais ni le Grand Prêtre, ni le Conseil Juif du Sanhédrin n’avaient le droit de condamner à mort. Seul le représentant de Rome, Ponce Pilate à l’époque, pouvait prononcer cette condamnation, ce qui explique pourquoi Jésus fut ensuite remis au pouvoir romain qui prononça la sentence de mort par crucifixion comme le prescrivait le droit romain.
Ces événements se sont produits il y a plus de 2000 ans. Pouvons-nous cependant, en tant que disciples, faire comme Pilate et nous laver les mains ? Quelle place aurait été la nôtre si nous avions été présents à Jérusalem ? Parmi les apôtres qui ont pris la fuite ? Avec Marie et Jean au pied de la croix ? Aux côtés de Pilate qui se lava les mains pour dégager sa responsabilité ? Au milieu des chefs religieux d’Israël refusant de reconnaître l’amour que le Christ était venu apporter à ceux qui en ont besoin ? Avec Simon de Cyrène, pour porter la croix avec Jésus ? Au milieu de la foule criant «à mort, crucifie-le !» ?... En effet, la Passion du Christ continue aujourd’hui à travers la souffrance de nos contemporains, et les occasions ne manquent pas pour tout disciple du Christ de prendre parti pour ou contre lui, de lui rester fidèles et de lui faire confiance ou de l’abandonner, de prendre nos responsabilités ou de vivre comme si nous n’avions rien à voir avec tout ce qui, aujourd’hui continue à crucifier Jésus chaque fois que l’Homme est crucifié.
Que cette semaine sainte nous donne la grâce d’aller plus loin que nos faiblesses et nos trahisons, la grâce de fortifier notre Foi en l’amour et l’infinie miséricorde qui nous viennent du Père par la mort sur la croix de son Fils bien-aimé.
«Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font !»
+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU
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